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 Les deux Anglaises de Versailles

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Tives
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MessageSujet: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:48

Pomme Golden a écrit:
L'histoire des deux Anglaises à Versailles





Histoire de 2 anglaises qui au cours d’une visite guidée a Versailles se sont lassées de suivre leur groupe.
Elles décidèrent de visiter les jardins, qui entre nous sois- dis sont vraiment très beaux, elles saisies d’une sensation étrange ; Une sorte d’engourdissement, comme si le temps s’arrêté et qu’elles même en subissaient les conséquences.. il s’averra par la suite que ceci ne dura en réalité qu’une fraction de seconde…

Tout ceci se produisit alors qu’elles passaient devant un kiosque où elles virent une jeune femme vêtue d’un costume du XVIIIe siècle, qui pleurait.
Ne voulant pas la déranger les jeunes femmes empruntèrent une allée où elles rencontrèrent cette fois ci un homme habillé lui aussi de l’époque qui alla rejoindre la dame en pleurs. Envahie par une grande curiosité, les deux femmes les espionnaient de loin, les 2 personnages sortis du XVIIIe parlèrent et les sanglots de la femme redoublèrent..
Les deux anglaises poursuivirent leur promenade pensant à un tournage de film ou autre documentaire… une fois arrivé au château prés de leur groupe elles racontèrent ceci au guide qui resta perplexe du fait qu’aucun tournage n’était en cours……
Elles reconnurent sur un tableau la jeune femme du kiosque : c’était Marie-Antoinette !!

Sur un autre tableau elles reconnurent le jeune homme, celui qui avait annoncé à la famille royale que le peuple était aux portes de Versailles..
En décrivant le kiosque, le guide réussit à l’identifier et le leur montra sur une peinture. C’était bien lui, or du moment où c’est déroulé cette rencontre, le kiosque était détruit depuis de longues années. è Fantômes ou faille spatio-temporelle….
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:49

Bonjour Pomme,

Ton sujet m'a fait " tilt" car vois-tu hier lorsque je parcourais le site,
je pensais justement à l'histoire de ces deux anglaises au Château de Versailles et je me disais que ce serait sympa de la raconter. Et aujourd'hui que vois-je! tu en parles ? Coincidence, télépathie ? en tout cas ce sujet m'as beaucoup plu et interessé car elles ont réussi à aller dans le passé . Il me semble que dans le livre qui raconte cette histoire il est dit qu'elles faisaient partie d'un groupe qui visitait le château et qu'à un moment donné elles s'en sont éloigné et ont vu une soubrette ou un serviteur habillé d'habits d'époque sortir d'une pièce. Elles ont pensé à
une mise en scène, et ensuite elles sont allées se promener et là elles ont vu entre autre Marie-Antoinette.
Cela me fait repenser à mon expérience dans cette plage au Portugal et me dis que moi aussi j'ai peut-être vécu une expérience de faille temporelle, j'étais dans un endroit précis à un moment donné, et ma soeur était dans le même endroit dans un autre moment donné. Ce qui m'a le plus étonné dans cette histoire c'est que même les serviettes et sacs de plage divers avaient disparus tout comme ma soeur, mon beauf
et mon frêre. Et il a suffit qu'ils se lèvent de cette serviette où ils étaient allongés pour qu'on puisse se "re voir" et le plus étonnant c'est que la montre que ma soeur portait retardait de 10 minutes, alors qu'elle marchait parfaitement précedemment .
scratch
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:49

Pomme Golden a écrit:
Eh bien écoutes, je ne sais si c'est de la télépathie, mais effectivement ce sujet m'a aussi fait "tilter". Laughing

Pour cette histoire de temps (les 10 min) je ne sais si cela fait pencher la balance dans pour la faille temporelle, les mondes parallèles, ou les champs magnétiques et triangle des bermudes, je ne suis pas assez compétente en la matière pour trancher cette indication dans une de ces catégories Wink
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:50

Je ne sais pas non plus s'il peut s'agir d'une faille spatio temporelle ou plutôt d'une "vision" que les anglaises auraient soudain eu d'un autre temps, comme l'empreinte d'un drame resté là qu'elles auraient pu apercevoir....
Est-ce qu'ils donnaient une interprétation sur les sites où vous avez trouvé cette histoire?
Est-ce que quelqu'un sait s'il y'a eu d'autres phénomènes du même genre au chateau de Versailles? (moi je connaissais l'histoire des deux anglaises mais je n'en ai pas entendu d'autres)

:affraid: :affraid:
Laughing


Dernière édition par Tives le Sam 7 Juin - 5:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:51

Pomme Golden a écrit:
Cela me rappelle une histoire de Pierre Bellemare :

"C'est un jeune homme assis sur un banc, dans un parc, sur le banc voisin un homme d'un certain âge entame la conversation avec lui, de fil en aiguille, les deux hommes se trouve un point commun : la musique classique, ravi, l'homme d'un certain âge invite son nouvel ami à un petit concert qui aura lieu chez lui le lendemain soir, le jeune homme accepte et prend l'adresse du monsieur.

Le lendemain soir, le jeune homme se rend, ponctuel, à l'adresse indiquée , c'est un appartement qui se trouve à l'étage d'un immeuble qui semble très ancien, il frappe donc à la porte et une prsonne vient lui ouvrir, il est un peu surpris par l'habit d'époque du pôrtier ainsi que de sa perruque grise, il entre, dépose sa veste et quelques affaires à l'entrée, très étonné de voir toutes les personnes présentes à cette soirée également en habit d'époque, légèrement contrarié, il aurait souhaité que son hôte lui informe la veille qu'il fallait venir "déguisé", le concerto commençant, le jeune homme s'installe avec les autres conviveset passe tout de même une excellente soirée, la musique y est divine.

A la fin du concerto, il regarde sa montre et voit avec surprise qu'il est très tard et qu'il doit immédiatement rentrer, demain , il travaille, il cherche du regard son hôte parmis la foule, en vain, tempis, il repassera un autre jour pour le remercier, et part.

Le lendemain le jeune homme est très ennuyé, il a oublié son portefeuille chez le vieil homme, et il doit absolument le récupérer , il se rend immédiatement à l'adresse où il s'était rendu la veille, là , il emprunte exactement le même chemin et frappe à la même porte....pas de réponse.
Il frappe de nouveau , aucune réponse, et il frappe encore, encore, commencant à s'énerver sérieusement.

Très en colère, il descent au rez de chaussée, et frappe à la porte du concierge, le brave homme lui ouvre et écoute patiemment le jeune homme raconter son histoire, non sans avoir une expression proche de l'incrédulité sur le visage, le concièrege à la fin de la requête du jeune homme, secoue la tête d'un air navré, "Mais il n'y a personne monsieur à cet appartement et depuis des lustres!!! Vous êtes sûr que c'est bien ce numéro?" Le jeune n'en démord pas, et presse le concièrge de prendre le double des clef et d'ouvrir le fameux appartement.

C'est ce qu'ils firent mais qu'elle ne fut pas la stupeur des deux hommes de découvrir le portefeuille sous une couche impressionnante de poussières et de toiles d'araignées, comme le reste très délabré de l'appartement, ce qui démontrait qu'il y avait vraiment très longtemps que cet appartement était inhabité....."
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:52

Cette histoire vous avait plu...j'ai retrouvé un article qui relate encore une fois les faits de façon détaillé :

C'était le 10 Août 1901, deux respectables dames anglaises, Miss Charlotte Anne Elisabeth MOBERLY, Principale du collège St Hugh's Hall à Oxford et Miss Eleanor France JOURDAIN Voyez donc l'image ci-dessous:



Régisseur d'une petite école très renommée près de Londres se promenaient à Versailles dans les Jardins avoisinant le Petit Trianon qu'elles voulaient aller visiter. Il était environ 4 heures de l'après-midi. Elles avaient déjà parcouru longuement le château et se sentaient gagnées par la fatigue quand elles abordèrent les allées menant aux somptueuses « dépendances ».


Elles aperçurent alors, à un moment donné, deux gardiens ou jardiniers à l'air sombre et préoccupé, vêtus d'une livrée verte et coiffés d'un tricorne.

" - Il doit y avoir une fête costumée, une rétrospective des siècles de la monarchie, souffla Miss Moberly à sa compagne."

Mais elles n'avaient pas le cœur à la joie. Au fur et à mesure qu'elles avançaient, une tristesse infinie les pénétrait; une tristesse dont elles ne parvenaient pas à déceler l'origine. Elles se risquèrent à demander aux deux personnes en habits verts, de leur indiquer le chemin du Petit Trianon.

- "Droit devant vous ! lança l'un d'eux d'un air bougon."

Elles parvinrent à un kiosque rond d'inspiration chinoise et furent bien surprises, encore, d'y découvrir, confortablement assis, un homme vêtu d'un manteau ample, coiffé d'un chapeau à larges bords. Il se leva à leur approche et les dévisagea longuement. Il était laid à faire peur et l'expression de son regard était odieuse. Comme il s'apprêtait à ouvrir la bouche, elles furent saisies de panique, empoignèrent leurs jupes à pleines mains et détallérent à toutes jambes. Mais une voix, tout près d'elles, les arrêta:

- Ce n'est pas par là Mesdames, mais par ici .

Elles étaient, cette fois, en présence d'un parfait gentleman. Mais un gentleman vêtu à la mode du XVIIIe siècle. Il ajouta, en s'inclinant le plus civilement du monde.


- "Vous n'allez pas tarder à trouver la maison."

Le ton rassurant ne parvenait pas à apaiser leurs angoisses. Elles avaient de surcroît, la sensation oppressante d'évoluer dans un décor qui n'avait rien de réel. Elles partirent, pourtant, dans la direction conseillée. Elles franchirent un pont suspendu, qui enjambait un petit ravin, aperçurent une petite cascade et un rocher couvert de mousse, et elles pénétrèrent dans un jardin en pente en haut duquel se dressait un "Petit Château Carré" (Le Petit Trianon ), Voyez donc l'image ci-dessous:



Dans ce jardin, précise l'une d'elles, une dame blonde, vêtue d'une robe d'été à l'ancienne au corsage largement échancrée, était assise et dessinait. La dame n'était plus très jeune. Mais que de beauté, encore dans ses traits, que de prestance, de grâce et de distinction dans son maintien !

Sa tête couverte d'un large chapeau blanc d'où s'échappaient en vagues soyeuses les boucles blondes de sa riche chevelure ; Il va de soit que leurs regards furent attirés par cette inconnue, altière et attendrissante tout à la fois qui fixait avec attention à bout de bras l'objet sur lequel de toute évidence, elle exécutait le croquis d'un bouquet d'arbres devant lequel elle restait plantée, comme en extase. Les deux Anglaises eurent tout le temps de la détailler. Puis elles la virent lever les yeux dans leur direction. Voyez donc l'image ci-dessous:



Tout en elle exprimait une extrême mélancolie. Elle n'eut ni un sourire, ni un signe de tête pour ses visiteuses inopinées.

Celles-ci poursuivirent leur route. Elles tombèrent, ensuite , sur un palefrenier qui sortait d'une remise en faisant claquer la porte. Puis sur une femme qui criait "Marion, Marion" et tendait à une fillette qui accourue une tasse probablement de lait. Elles virent encore une charrue couverte de lierre; puis elles perçurent une musique de violons échappée, sans doute venant, des salons même du Trianon.

Elles marchèrent quelque temps encore, et leur angoisse imprécise les abandonna d'un coup. Elles retrouvèrent tout leur bel entrain. La fatigue même était tombée; elles se moquèrent un peu de leurs frayeurs et échangèrent quelques plaisanteries. D'autres personnes les dépassaient ou les croisaient ; mais des c'étaient des personnages plus "rassurants" , cette fois, de leur époque. Miss Moberly et Miss Jourdain regagnèrent leur pays, mais au cours de visites ultérieures à Versailles elles constatèrent que les sentiers qu'elles avaient parcourus en Août 1901, n'existaient pas, des bâtiments qu'elles avaient vus intacts et apparemment habités telle la remise où étaient la femme et la petite fille avaient disparu. Plus de gardiens ou jardiniers portant livrées vertes et tricornes, plus de kiosque, ni de pont sur un minuscule ravin, ni de cascade en miniature. Et elles constatèrent même avec stupéfaction que la façade du Petit Trianon vue le 10 Août était modifiée. Quant à la porte de la remise que le jeune homme avait claquée si bruyamment, elle était fermée par des verrous rouillés et couverte de toiles de d'araignée. .

Pourtant elles avaient bien conversé semble-t-il avec des personnages. Mais ceux-ci s'adressaient-ils vraiment à elles ?

Miss Moberly et Miss Jourdain étaient de celles qui s'évertuent à revivre, au cours des soirées d'hiver les merveilles de leurs itinéraires de vacances. Elles lurent quantité d'ouvrages sur Versailles. Et leur cœur faillit s'arrêter quand elles tombèrent au détour d'une page sur un portrait de Marie-Antoinette. C'était la belle étrangère du perron et des arbres du Trianon. Elles fouillèrent fébrilement les bibliothèques, les cabinets de lecture et les archives, épluchèrent les récits et mémoires de tous les contemporains de Louis XVI, découvrirent d'autres estampes, images, et portraits... Au terme de leur chasse fiévreuse, le doute n'était plus permis :elles avaient bel et bien passé une demi-heure environ de leur vie dans un siècle révolu, elles avaient croisé la route et le regard de la souveraine guillotinée depuis plus d'un siècle.

Elles apprirent aussi que l'homme laid qui les avait effrayées était le Comte de Vaudreuil, une victime de la petite vérole. Elles trouvèrent, même des lettres où il était question de la petite Marion et de la vieille charrue abandonnée contre un arbre et Miss Jourdain fut même capable de reproduire quelques notes de musique de l'air de violon entendu. Dix ans après leur promenade à Versailles, elles décidèrent de publier en 1911 sous deux pseudonymes cachant leur vraie identité, un livre intitulé "An adventure" .

Des journaux aussi sérieux que Le Daily Telegraphe et le Times en reproduire d'abondants extraits si bien que de nombreux chercheurs et érudits se mirent en campagne. On peut d'ailleurs affirmer que, depuis cette époque maintenant lointaine, les spécialistes des disciplines les plus diverses n'ont jamais cessé de s'interroger sur la "vision" des deux anglaises: S'agit-il d'un "voyage dans le temps" ? Nos deux héroïnes ont-elles vu des fantômes? Peut-être. Ont-elles eu une authentique apparition de personnages qui ont réellement existé ? Qui le sait? Qui le saura jamais?

Mais il faudrait longtemps s'interroger sur les éléments qui ont permis la manifestation fortuite d'un phénomène aussi rarissime.

On s'est évidemment intéressé tout spécialement à la date du 10 août, à laquelle les Anglaises avaient fait leur inoubliable promenade.


Or, le 10 août 1792, Marie-Antoinette était enfermée à la Conciergerie. Et ce 10 août 1792, elle n'était pas seule dans sa prison. Nombre des témoins de l'agonie qu'elle vivait alors, ont raconté qu'elle ne cessait, à ce moment là, de penser aux moments heureux passés au Petit Trianon et de les évoquer. Alors a-t-elle projeté , ce jour là, ses rêveries dans le temps pour qu'elles soient captées par nos deux promeneuses anglaises, 108 ans après avoir été guillotinée ?

En tout cas, tous les historiens qui, en 1911 et plus tard, se sont penchés sur les textes laissés par les écrivains de l'époque révolutionnaire, sont d'accord pour dire que les deux promeneuses ont fourni, avec une exactitude inattaquable des descriptions de faits, d'êtres et de choses dont elles n'avaient eu aucune connaissance préalable en particulier au château de Versailles de 1770, soit 131 ans au préalable.

Ont-elles été les seules à assister à ce phénomène? Apparemment non, puisque parait-il, deux autres anglais, les Cooke qui habitèrent la région de Versailles de 1907 à 1909, confirmèrent avoir vu eux aussi la mystérieuse dame entrain de dessiner ainsi qu'un personnage en costume de XVIIIe siècle. En 1928 deux autres anglaises d'excellentes réputations ont rapporté également un récit du même genre, lors d'une de leur promenade à Versailles. Sans doute des visiteurs français ont pu aussi voir certaines choses, mais à qui iraient-ils le raconter s'ils ignoraient qu'une telle aventure avait déjà été vécue ?

Joey, fouine du côté de Versailles depuis 1981
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MessageSujet: Re: Les deux Anglaises de Versailles   Sam 7 Juin - 5:55

Il y aurait un lien avec cette histoire là :

En 1977, nous avons enregistré à Paris une émission intitulée "Histoires Extraordinaires" conduite par le regretté Lucien Barnier, chroniqueur scientifique à l'époque de France-Inter, que nous vous transcrivons intégralement en espérant que les protagonistes de cette affaire ou quelqu'un de leurs amis tombent sur ce site (et c'est là le rôle principal de l'Internet,) pour nous en donner d'autres détails. C'était pendant l' hiver de 1967 au mois de Janvier que Mme Nathalie Nelson et son mari de Ste Cécile en Vendée qui habitaient alors une veille ferme au cœur de la forêt, ont décidé un dimanche d'aller faire un grand tour en voiture dans les environs. Madame Nelson raconte :



"Nous avons roulé une bonne dizaine de km sur une route parfaitement connue, quand, tout d'un coup la brume qui régnait autour de nous et aussi les arbres de la forêt qui bordaient la route, ont disparu pour faire place à un paysage d'été avec des pelouses, des boutons d'or et des marguerites. Nous avons roulé un peu dans ce magnifique paysage, et nous sommes arrivés à un village, que nous ne connaissions pas, un village avec des maisons très anciennes sans crépis, avec des colombages de bois et de toits de tuiles qui paraissaient neufs et où se dressait une église dont, chose frappante, le clocher n'était pas terminé. Il y avait une luminosité extraordinaire un ciel bleu, pas un souffle d'air, les arbres immobiles et aucune vie, aucun animal , ni personne. Un signe de mort dans un paysage magnifique. Nous avons alors arrêté la voiture et nous sommes descendus. Nous avons marché pendant dix bonnes minutes, un quart d'heure peut-être , on a regardé, les maisons, les arbres, l'herbe qui avait une couleur verte absolument éclatante.

Puis brusquement nous avons eu la même crainte

: "Et si notre voiture n'était plus là ?", car cette route où nous avions pénétré, nous était totalement inconnue.

On a rebroussé chemin et on a trouvé la voiture où nous l'avions abandonnée. Puis nous sommes repartis en voiture en se disant que nous allions re-pénétrer dans ce village pour refaire le même périple et retraverser les mêmes petites rues. Mais en redémarrant la voiture, tout le froid paysage s'installa à nouveau, nous n' avons plus rencontré le petit village et seule la route givrée se déroulait de nouveau devant nous."

Une précision nous est donnée par le rédacteur de l'émission: Mme Nelson a essayé de retrouver en vain, à plusieurs reprises ce mystérieux village et elle n'a pu trouver en fouillant les archives locales qu'un seul indice: Il existait bien à cet endroit une bourgade abandonnée mais vers les années 1500, bourgade qui a disparu sans qu'on sache exactement pourquoi ?

Lucien Barnier, à qui le rédacteur demande si un tel témoignage ne relève pas de l'hallucination pure et simple, se déclare convaincu de la bonne foi du témoignage de Mme Nelson et s'avoue incapable d'en trouver une explication. Mais, il fait remarquer que ce thème est assez fréquent dans la littérature et en particulier dans la littérature anglaise :

C'est l'histoire d'un médecin qui est parti à cheval visiter un malade dans un village qu'il connaissait bien et au bout de la route également brumeuse, il déboucha sur le village, mais la maison du malade lui était inconnue, et les gens parlaient une langue étrange. C'est donc, nous le voyons, une histoire assez semblable à celle qui précède et à une autre que nous dévoilerons ultérieurement dans le 2ème volet.

Le rédacteur passe alors la parole à Mme CHEST biologiste, de son état, participant à l'émission et qui nous dit : J'ai d'abord pensé au début de l'histoire à un système de micro-climat qui se manifeste quelques fois dans une petite zone et qui peut faire passer cette zone sans transition de l'hiver au printemps. Mais dès qu'elle parle du 'village' cela ne marche plus.

Si l'on élimine l'hypothèse de l'hallucination, qui semble peu vraisemblable, puisqu'elle n'était pas seule et que son mari a vécu la même aventure qu'elle, je n'ai donc pas d'explication si ce n'est l'analogie que je pourrai faire avec le phénomène des trous noirs qui en astronomie sont des sortes vortex, des spirales tournant sur elles-mêmes où l'on constate que les relations spatiales sont extrêmement condensées et où le temps se contracte et où la matière des étoiles s'engouffre irrémédiablement. Le problème est d'en sortir. L'histoire de cette dame pose le problème de la réversibilité du temps et en tout cas d'un retour en arrière à une vitesse phénoménale peut-être même dépassant la vitesse de la lumière et c'est ce qui me fait penser à ce trou noir. En tout cas ce qui est remarquable, à mon avis, c'est qu'ils s'en sont sortis.

Autrement dit Mr et Mme Nelson ont eu beaucoup de chance de quitter ce village, car s'ils avaient cueilli ne serait-ce qu'une marguerite, que ce serait-il passé ? Pourraient-il l'emporter dans leur voiture ? Cette fleur n'induirait-elle pas une vibration qui par résonance, les plongerait dans ce monde parallèle moyenâgeux et les ferait disparaître à jamais du notre et laissant sur le bord de la route leur seul témoin véritable, mais hélas bien muet : leur voiture ?

S'il vous arrive un jour, où vous vous promenez dans la campagne, une aventure semblable, réfléchissez avant de cueillir une fleur, même si sa beauté, vous y invite fortement.
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